Bienvenue à toi dans cette dixième édition de la Feuille, l'infolettre de la Voie des Arbres - juin 2026🌳🌲
Récemment, une amie m'a partagé une réflexion d'un maître Zen : "aujourd'hui, nous avons tellement de choses à faire qu'au lieu de commencer comme d'habitude par une heure de méditation, nous allons méditer deux heures."
J'adore ce faux paradoxe !
Notre esprit matérialiste y voit une aberration : pourquoi perdre ce temps précieux à "ne rien faire" alors que nous avons tellement de pain sur la planche.
Mais nous ne sommes pas que matière, et l'engrenage des multiples tâches pour lesquelles la vie terrestre nous sollicite est hélas le pire piège pour l'oublier ! Plus nous avons à faire, plus il est capital de garder l'équilibre en consacrant du temps et de l'énergie à l'essentiel, l'existentiel, le subtil...
Les arbres nous enseignent cela si nous prenons le temps d'aller les rencontrer.
Avant-hier, j'ai animé un atelier (mon tout premier en anglais !) dans un lieu magnifique non loin de chez moi, avec pour public une petite communauté qui a racheté un château pour y développer des projets novateurs et alternatifs. Des jeunes proches de la nature, qui ont un mode de vie sain et très éloigné de la frénésie des grandes villes, mais qui forcément, compte tenu de l'envergure de leur entreprise, ont énormément de grain à moudre au quotidien.
Très ouverts d'esprit, ils n'ont eu aucun mal à jouer le jeu de la communication avec les arbres. Avec toutefois pour une bonne moitié d'entre eux des "symptômes" auxquels je ne me serais pas forcément attendu : des bâillements spectaculaires !
Cela m'a renvoyé deux mois en arrière, à mon retour de ma semaine de vacances à Rome, où pendant plusieurs jours mes rencontres avec les arbres se résumaient à m'appuyer contre leur tronc et à bâiller à m'en décrocher la mâchoire... Ils m'avaient alors expliqué que j'avais besoin, après l'excitation du voyage et l'enchaînement des réjouissances de la Ville Eternelle, de recharger mes batteries et de me réharmoniser avec le Vivant.
Du coup, pas de grand message philosophique lors de ces rencontres.
Pas d'autre leçon de sagesse.
Juste, "Laurent, tu te poses là, tu ne fais rien, et tu nous laisses faire".
Si je te partage tout cela aujourd'hui, c'est parce que j'ai conscience d'avoir quelque part négligé l'importance de cette phase de réharmonisation dans ma manière de présenter la communication avec les arbres.
Je persiste et signe : nous sommes tous, sans exception, dotés des "antennes" nécessaires pour dialoguer avec eux. Mais il est vrai que la fréquence peut être brouillée par l'intensité excessive de nos modes de vie, et qu'il est nécessaire dans un premier temps de calmer le jeu avant de pouvoir vraiment avoir le sentiment de communiquer.
Et les arbres nous aident aussi à cela !
L'idée n'est donc pas de se dire "je ralentis d'abord pour pouvoir aller les voir" mais d'aller les voir pour qu'ils t'aident à ralentir. Même si tu as alors l'impression "qu'il ne se passe rien".
L'un de nos défauts d'humains, surtout à notre époque, est de tout vouloir tout de suite. Et comme le fait d'aller voir les arbres ne repose que sur notre bon vouloir, la plupart du temps nous décrochons faute de résultats immédiatement visibles.
Patience, constance... Nous avons beau savoir que ces vertus sont nécessaires, nous ne faisons pas toujours notre possible pour les cultiver. Moi le premier, d'ailleurs !
Je sais que par les temps qui courent, avec "tout ce qu'il y a à faire" dans notre nouveau lieu de vie, je devrais consacrer plus de temps encore au subtil. Mais entre la peinture ici, le débroussaillage là, les affaires à déménager, je me laisse bien souvent happer.
Heureusement, l'Univers veille au grain : je m'entaille le pouce en faisant la cuisine, me foule la cheville au badminton... Autant de piqûres de rappel dont j'ai encore besoin pour me souvenir que plus j'ai à faire, plus j'ai besoin d'accorder la place à l'essentiel ! Ce ne sont pas des punitions mais des "bénédictions douloureuses" qui me permettent non pas de revenir sur un droit chemin moral mais à l'équilibre dont j'ai réellement besoin.
Avec en prime un message que les arbres ne cessent de me marteler : tout est parfait ainsi. J'en suis là. Je reçois les leçons qui me sont utiles, dans mon intérêt.
De plus en plus, je réalise que ce changement de vie est une épreuve, au meilleur sens du terme. C'est un examen, un rite de passage, pour me permettre de réviser tout ce que les arbres m'ont enseigné depuis tant d'années. Et me conforter ainsi dans cette posture de pouvoir le transmettre...
Actualités
Quelques infos pratiques avant de te quitter : la chaîne YouTube de la Voix des Arbres est sur le point de passer le cap des 100 abonnés (99 quand j'écris ces lignes). J'y publie en général une nouvelle vidéo par semaine donc n'hésite pas à te mettre à jour si tu n'y as pas jeté un œil depuis un moment : https://www.youtube.com/@Lavoixdesarbres
Du côté du site, rien de nouveau ce mois-ci. Tout a l'air de fonctionner correctement au niveau des formations en ligne. Surtout, si tu as le moindre problème, n'hésite pas à m'alerter. J'ai eu grand plaisir à échanger par téléphone ou en visio avec les quelques personnes qui se sont débattues avec la technique.
Ah si, je l'ai mis à jour sur la page des stages ! Le séminaire "Arbres maîtres" du mois d'Août a en effet été décalé de quelques jours pour faciliter une nouvelle inscription et aura donc lieu du samedi 22 au mercredi 26 août. Il reste 4 places.
Voilà pour les nouvelles de la Voie des Arbres, à quelques jours du solstice d'été !
Je te remercie d'avoir lu cette infolettre jusqu'au bout et m'en vais méditer de ce pas deux fois plus longtemps compte tenu de tout ce que j'ai à faire... 😉😅
Prochain numéro de la Feuille, le 18 juillet.
D'ici là, je te souhaite comme d'habitude de merveilleuses rencontres avec les arbres 🌲🌳
Laurent
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